Découverte

Le Phono-Museum de Paris

Plus qu’un musée, une passion…

Nous sommes au coeur d’un lieu atypique de Paris, situé au 53, boulevard de Rochechouart : Le Phono-Museum. Monsieur Aro, responsable des lieux, nous raconte avec passion toute l’histoire de cet endroit si particulier, ainsi que tous les trésors cachés à l’intérieur.

Monsieur Aro, nous sommes dans un lieu très particulier.
Pouvez-vous nous expliquer comment est né le Phono-Museum ?

Je fais partie d’une association, qui s’appelle «Phono-Planète, la grande aventure du son enregistré» grâce à laquelle nous avons pu créer le Phono-Museum. L’histoire a commencé en 2004 avec la « Phono-Galerie ».
Une boutique dans laquelle les gens rentraient et où de nombreuses questions étaient posées sur les différents instruments exposés : “C’est quoi cet instrument ?”, “Est-ce que cet appareil fonctionne encore ?”, “À quoi servait cet instrument ?”…

Face à tous ces questionnements, nous avons eu l’idée de répondre aux différentes interrogations en créant un lieu dédié au son. La première idée n’était pas de créer un musée comme on l’appelle aujourd’hui, mais surtout de créer une boite à réponses.

Donc au départ nous venions au « Phono-Planète, la grande aventure du son enregistré » ?

Oui, mais nous avons vite décidé de changer le nom car cela ne parlait pas aux gens lorsqu’ils passaient devant l’enseigne.

Nous nous sommes vite dirigés vers l’idée de « musée » dans notre nom, car c’est un mot très expressif qui parle tout de suite. De là est né le « Phono-Muséum ».

« Être passionné amène à la réussite »

Choisir la ville de Paris était une évidence  ?

Nous avons choisi la ville de Paris, car c’est un lieu historiquement incontournable !
Si on reprend les origines de la musique, Paris joue un rôle très important, tout comme les villes de Milan, Londres et Vienne mais ce sont des repères différents.

À Paris, nous retrouvons les mélanges à l’origine de la musique comme l’opéra-comique, les cafés concerts… En fait, tous les genres musicaux étaient visibles à Paris.
D’ailleurs Paris a toujours attiré des populations très lointaines, justement grâce à la diversité des styles musicaux que l’on pouvait y trouver.

Quel est le but premier de ce musée ?

Nous voulions expliquer au grand public le début de l’enregistrement du son et son évolution. Il est très important de souligner les différentes évolutions connues, car le son et son enregistrement sont des choses qui ne s’arrêteront jamais.
Nous faisons évoluer les choses, mais nous ne pourrons pas faire disparaitre le son de notre quotidien.

Est-ce que le quartier où vous êtes installés est un choix historique également ?

Effectivement, nous avons décidé de nous installer dans ce quartier, car c’est ici que sont nés les cabarets, les cafés concerts… et plus tard tous les magasins dédiés à la musique et aux différents instruments.
Historiquement et géographiquement nous ne pouvions pas espérer mieux !
Nous sommes à deux pas de la Cigale, du Trianon, de l’Élysée Montmartre, du Moulin Rouge…

Lorsque l’on travaille dans un quartier et un musée chargé d’histoire on est forcément un passionné… ?

Effectivement ! Pour créer et faire vivre ce genre de projet, il faut être passionné, sinon ça ne fonctionne pas. D’ailleurs toutes les personnes qui m’accompagnent dans ce projet au quotidien sont autant passionnées que moi. Être passionné amène à la réussite.

Nous avons parlé de la situation géographique du Phono-Muséum et de vous… mais que peut-on trouver à l’intérieur de ce musée ?

On trouve des objets de toutes les époques. Le plus vieux, date de 1857, et nous avons toutes les étapes de progression jusqu’à l’arrivée du CD (Compact Disc).
90% des appareils fonctionnent et certains peuvent même être essayés. Il était très important que les appareils soient en bon état de fonctionnement pour faire des démonstrations à nos visiteurs… car nous parlons tout de même de musique ! Il est important de pouvoir entendre.

Vous m’avez dit que votre objet le plus ancien, date de 1857, c’est impressionnant ! Vous avez des noms d’objets à nous citer ?

Oui, en rentrant dans le musée, vous allez découvrir des phonautographes de 1857 (ou machines parlantes), mais aussi le Paléophone, le Phonographe Edison, le Graphophone, le Gramophone, Parlophone… puis toutes les évolutions avec les électrophones, les bandes magnétiques. Et pour chaque évolution, chaque instrument, nous expliquons la naissance de l’objet et le type de besoin
auquel il répond.

Au-delà des visites « spontanées » dans le musée, est-ce que vous organisez des évènements ?

Le musée n’est pas figé. Nous nous adaptons à tous types de demandes, mais il faut que ce soit lié à la musique et à la vie artistique. Par exemple, nous avons eu des demandes de tournages pour le cinéma, des demandes de spectacles, des conférences… Cela arrive fréquemment, et nous nous adaptons.
Ici nous sommes vraiment dans un lieu au service de l’artiste et de l’artistique, que vous soyez débutant ou confirmé, car nous considérons qu’il faut également laisser la chance à ceux qui commencent.

« Nous sommes vraiment dans un lieu au service de l’artiste et de l’artistique. »

Est-ce que certaines personnalités connues vous soutiennent ?

Avant même que le projet soit réel, qu’il n’était encore que sur papier, nous avons eu le soutien de Yarol Poupaud, de Caroline Megret, et par le biais de ces deux personnalités nous avons eu le soutien du couple Hallyday. Et petit à petit, nous en avons eu de nombreux autres.

Combien êtes-vous pour gérer tout ça ?

Il y a une dizaine de bénévoles actifs. Ce sont pour la plupart des personnes issues du milieu artistique mais pas seulement !
En tout cas, nous sommes réunis par une passion commune : la musique !

Vous semblez être très épanoui et vraiment passionné par votre quotidien. Que peut-on vous souhaiter de plus ?

Je vais dire quelque chose de basique, mais vous pouvez me souhaiter une bonne santé, mais surtout ! Une bonne audition !
J’aime tellement la musique, que perdre l’audition serait une vraie frustration pour moi.

À propos du Phono-Muséum :
• Ouverture au public du jeudi
au dimanche inclus de 14h à 18h
ou sur rendez-vous
• Visite sonorisée adulte 10€
Demi-tarif de 6 ans à 15 ans
(gratuit pour les enfants
de moins de 6 ans)
Visite spéciale pour groupes selon devis.
Tél. 06 80 61 59 37
www.phonomuseum.paris

Découvrez l’interview de Mr Aro, et laissez vous transporter : Le Phonomuseum, la grande aventure du son enregistré

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